Paris !

Je viens d’arriver à paris, lessivé ! Je ne comprends pas pourquoi ils font tout pour nous tenir éveillé dans l’avion, cet « entertainment » à tout prix. Films, bouffe à intervalles réguliers, lumières… Et la peur de louper un repas, le bon nouveau film, l’atterrissage, le décollage. Impossible de dormir plus d’une demi-heure de suite. Dernière journée à New-York. Visite du Whitney, joli plafond, pot avec l’acheteuse de Sotheby’s, très sympa, qui habite un petit appartement entre deux vols Pékin-New-York, les boutiques, encore un ciné « Hamlet 2 », juste après un rendez-vous expo (des affiches politiques engagées) très intéressant avec un artiste Underground New-Yorkais (tel que décrit par notre ami commun Jocko), qui m’a jugé ambitieux et plein d’avenant. Parlé des situs encore, de l’art à New-York, du business, des bons et des mauvais moments… J’ai tout de suite aimé le bonhomme, surtout notre court « ride », la nuit en vélo, dernière ballade dans l’Amérique qui m’obsède, partagé entre mon amour et mon dégoût, comme tout bon Français. Je ne pense pas que l’Amérique me dégoûte. Elle me fascine, totalement, et je n’ai aucune honte à le dire. C’est juste dur d’être soi, Français, quand on écrit en Anglais et quand on s’appelle Art US, parfois. Plus tout le vécu qui me lie à ce pays…

Puis j’ai rejoint chez Katz  le copain galeriste d’un pote, sur Houston, dans le restau de « Quand Harry rencontre Sally », pour une nouvelle grande discussion sur l’art, le marché, la vie, les femmes  - à peu près dans cet ordre. Comme quoi il ne faut pas désespérer… Et j’avais presque oublié le petit-déjeuner avec mon amie photographe et mon pote gay le matin, juste avant le musée. Quelle journée ! Aéroport, vélo « plié dans un grand carton », sacs lourds et encombrants…

Arrivé à Paris les sempiternelles grèves de métro, et moi, une pédale à la main, clef à molette dans la poche, le sac d’un côté, le vélo de l’autre, dans la foule de plus en plus nombreuse amassée dans la rame, carton vide abandonné sur le quai—attention colis piégé ! Je ne sais même pas comment je réussis à descendre entier.

Mon chat qui ronronne, le temps incertain, mon pote David en terrasse, ma copine que j’ai loupée de peu. C’est bon de rentrer chez soi, des affaires de femme partout…

C’est mon anniversaire. Je viens d’avoir 38 ans !