Putains d’expos !

 

MAIS MERDE ÊTRE ARTISTE C’EST QUAND MÊME PLUS QUE FAIRE DES EXPOS, NON ?

 

Deux expositions d’Artus

 « Posters en Vente à la Boutique »

The Lazy Dog

Vernissage Jeudi 14 mai de 19h à 22h jusqu’au 30 mai

2 Passage Thiéré 75011 Paris

ATTENTION PERFORMANCE A 21H PRECISES

« L’exposition « Posters en vente à la boutique », est la réponse à l’exposition « Tomorrow is the first day of the rest of you li(f)es », qui avait eu lieu à la galerie Patricia Dorfmann à mon retour de chine en Juin 2008. J’avais accepté d’y montrer un travail très politiquement correct qui m’avait valu la reconnaissance des milieux de l’art et, malgré les nombreuses ventes, m’avait laissé un goût de défaite dans la bouche. Chez Lazy dog je compte tenter de rétablir une vérité propre à ma démarche « contre culturelle » et à ses limites ».

« En Chine  une exposition controversée peut amener les artistes en prison, en France, comme dans beaucoup d’autres pays, nous avons l’Underground, ou la liberté d’expression pour nous protéger. L’art est devenu un produit comme un autre, un bien de consommation qui ne conteste rien et atteste tout au plus de l’appartenance à un groupe qui peut parfois se dire alternatif, ou indépendant. L’échec de la rébellion véritable a amené de nouveaux mouvements « branchés » qui on pris la rue d’assaut pour palier au peu d’intérêt des galeries pour leur travail. Petit à petit ces groupes ont trouvés leurs propres supports, magazines, galeries, et émissions relais, ce qui ne les a pas rendus plus authentiques, ils l’étaient déjà, mais leur a graduellement ouvert les portes de l’institution. La société récupère tout, et même les actes les plus extrêmes deviennent vite anodins au nez et à la barbe d’un état fascisant de fait. À Strasbourg des flics entrent sans mandat dans un appartement faire enlever un drapeau Paix à une fenêtre pendant les manifestations anti Otan. Tout le monde s’en fout, ou presque. Depuis quelques temps je réfléchis à l’engagement, au système, et après avoir longtemps pensé que la solution était individuelle ensemble, et surtout de proximité (comment vérifier une information qui vient de l’autre bout du monde, et comment prendre parti quand on ne connaît que la vérité médiatique d’un événement), je me demande si une telle solution existe encore. Alors je continue de consommer, de faire de l’art, d’aimer, et de me vendre, comme nous le faisons tous. Bienvenue à ma nouvelle exposition. « Ne vous attendez à rien, attendez tout.  Gloire aux vaincus ». Serais-je en train de citer le manifeste de l’art posthume là ? Ou de répéter une phrase que j’ai entendue ici ou là, ou volé dans un film ? Aucune importance, en ce moment, je suis en train de préméditer un nouveau départ. « Ou que tu sois, tu es déjà ». Allons-y donc. « Posters en vente à la boutique ». Performance à 21h précises ».

 

Et le mois suivant : 

« TOUT OU RIEN (S’adresser en face) »

Galerie AAA et chez Corinne Cobson

Vernissage Jeudi 11 juin de 18h à 21h jusqu’au 21 juin

75 rue Charlot 75003 Paris

L’EXPOSITION : « Tout ou rien, vous adresser en face », fait référence à l’art conceptuel des années 70, et à leur engagement politique… Elle prend place entre la galerie AAA et l’Espace  Corinne Cobson, et présente l’univers de l’intellectuel moderne qui a du mal à trouver ses marques dans une société ou l’image à bien plus de poids que les idées qui lui ont permis de naître.

Une cabane, reproduisant l’habitat d’un homme en voie de marginalisation, sera installée face à un écran ou sera projeté un film ayant trait au spectacle contemporain. Au dessus de la porte la phrase« N’avoir besoin de rien ne veut pas dire que l’on n’ai pas envie de tout, de vivre tout je veux dire », marquera le propos.

6000 pages de textes d’Artus de Lavilléon seront montrés pour la première fois ainsi que trois œuvres « Nazisme Fascisme », « Encyclopédia Universalis », « À grand pouvoir grande responsabilité », et plusieurs dessins.

« Quand on me demande d ‘écrire un dossier de presse je ne sais jamais quoi dire, voilà, j’ai fait des trucs et aujourd’hui j’en ai un peu marre de voir mes dessins partout, alors je veux renouer avec mes installations et performances. Comme quand je m’étais baladé en tank dans le marais sans autorisation pendant l’épicerie (03.1999), vécu pendant 15 jours dans les vitrines du Printemps (09.2000), crée une galerie dans le magasin image Levi’s que je dirigeais (12.2002), ou réinstallé ma chambre de 15m2 dans un cube à la galerie Patricia Dorfmann avec laquelle j’étais associé (12.2005)… Mais en même temps je ne peux pas ignorer qu’il est important de dire que j’ai eu un film à Beaubourg cette année et que je fais partie de la scène branchée contemporaine, alors que je défend un mouvement qui revendique la mort de l’art contemporain et l’avènement de l’art posthume depuis quelques années déjà, avec un manifeste sous médiatisé qui est pourtant le fondement de mon travail… Ah, et puis aussi je fais du skateboard et du vélo à pignon fixe, et, bien sûr, je porte des ray ban, mais je compte en changer bientôt… »

 

 Bio

Artus de Lavilléon est un artiste « posthume » dont l’œuvre principale consiste à vivre et à témoigner de son vécu pour nous le faire partager.

Né en 1970, Artus a travaillé sur de nombreux projets : expositions, installations, performances, dessins, photos, livres, fanzines (FTBX 89-08), magazines (Tricks 97-99, Chill 04-06, ill-studio 06-08), et pièces de théâtre (« Un homme qui a bien vécu » 05, « Hoc est Corpus » 08).

Médiatisé pour avoir vécu trois semaines dans les vitrines du printemps (2000), pour ses concepts stores (L’épicerie 97-99, Nim 00-05), et associations (APA 00, JCDC et YSL 07), il est surtout connu pour avoir fondé, après s’être retiré deux ans à la campagne, le mouvement ART POSTHUME qui revendique la vie plus que l’art, l’amateurisme plus que le professionnalisme du rien, et le droit à « ne pas faire pour être mais être pour être ».

Présent dans plusieurs rétrospectives (« Gallierock » 07, « Beautiful Loser » 08) et galeries importantes : Agnès b. (06), Yvon Lambert 07), et Patricia Dorfmann (05-08) Artus est par représenté cette dernière, et le Joker.

Sa pratique du skateboard et du vélo à pignon fixe, ainsi que ses expositions dans le monde (France, Etats-Unis, Brésil, Italie, Estonie, Chine…), lui permettent de garder un lien avec cette nouvelle génération dont il est l’un des porte parole.

Après avoir tourné différents documentaires dont deux docu-fiction (« le Gumball Rallye » 01, « Les enfants de la société du spectacle » 05, « View on the sea » 06 avec Ramdane Touhami, et « Le dernier voyage de Maryse Lucas » 08 avec David Ledoux – sélection nationale à Clermont et présenté à Beaubourg lors du festival hors-piste) Artus se dirige maintenant vers la réalisation tout en continuant sa pratique artistique.

 Il est maintenant reconnu pour ses dessins noirs et blancs de grand format, ainsi que ses peintures.

« En art, comme dans la vie, on a besoin de vérité, pas de sincérité »

 

Presse

Spray /04-2009/ Perdre son temps est définitivement la dernière façon d’être libre aujourd’hui

Clark /05-2009/ Wherever you go you already are

Wad /04-2009/ If you don’t make a choice, the choice makes you

Jalouse /04-2009/ Artus l’intrus

Blackpool couverture / 04-2009/ Artus fascine et intrigue

Vice /02-2009/ Faith

Clark /01-2009/ Un artiste underground

Dam couverture /11-2008/ - Just be yourself – What is that ?

Connaissance des arts /09-2008/ Elle doute

Clark / 09-2008/ No success !

Vice photo / 08-2008/ Vuitton ? C’est vrai ça, vit-on aujourd’hui ?

Vice /numéro histoire 2.6/ Il parait que le gars gagne plein de thunes aujourd’hui

Jalouse / 08-2008/ Ben on est mal barrés !

Magazine /éte 2008/ Tomorrow is the first day of the rest of your li(f)es

Colette magazine /été 2008/ A true artist

Paris-art /06-2008/ l’artiste indiscipliné impose encore une fois son style et son imagerie populaire.

Particules /06-2008/ Jusque-là mon histoire était simple, c’était l’histoire d’un mec plein d’idéaux

Amusement /06-2008/ Un homme obsédé est un homme possédé du démon

Nuke /Endurance 5/ Jusqu’au bout

Beaux-Arts /05-2008/ Artu disparaît petit à petit de sa propre légende

Time out Beijing /03-2008/ Large drawings of True life experiences

Gustav  /été 08/ Imaginez une bande de jeunes skateboarders chinois se faufilant a travers des galeristes et collectionneuses d’art en talons sur une rampe de skate

Buc /06-2008/ Any work of art that can be understood is the product of a journalist

Sang bleu /numéro 0/ This pure smell of truth that Artus exhales

Clark /06-2007/ Artus a choisi de faire de sa vie une œuvre d’art en évolution perpétuelle

Blast /printemps 2007/ Plutôt mourir que trahir

Point de vue /04-2007/ Artus a un talent fou, Interview de Jean-Charles de Castelbajac.

Le Figaro /04-2007/ Totalement Rock’n’roll

Clark /11-2006/ Notre ami Artus… Collector

Blast /automne 2006/ Famous artist, or just a jerk

Chill /09-2006/ Artus est naturellement fou, et suffisamment pour être génial des fois… et lamentable des fois aussi

Les Lettres Françaises /07-2006/ J’étais à la recherche d’un sens que j’avais bien du mal à trouver aujourd’hui. Couverture du supplément littéraire de l’Humanité

Jalouse /06-2006/ Une vraie star

Zurban /12-2005/ Rien de bien nouveau sous les spotlights

Les Lettres françaises /12-2005/ Sans doute une des meilleures expositions que l’artiste et l’écrivain ont vus chez Patricia Dorfmann. Supplément littéraire de l’Humanité

Le nouvel observateur /12-2005/ Quand Artus de Lavilléon et Ramdane Touhami, artistes et modèles de ministres de la culture associés

Le courrier de la Mayenne /07-2004/ Un nouveau mouvement artistique est né

Ouest France /04-2004/ Les artistes skaters veulent créer du beau avec du laid

Ouest France /03-2004/ Fuck la reconnaissance

Tekchnikart /02-2002/ Un cool a toute épreuve

Jalouse US /11-2001/The hotel costes in a skateboard shop ?

Madame Figaro /11-2000/ Hyperfashion

Herald tribune /10-2000I have wanted to bring art outside galleries and museums

Jalouse /09-2000/ INNIX est pourtant un vrai groupe avec des vrais humains incapables de jouer quoi que ce soit

The New York Times /14-03-99/ Out of this world

Composite /12-1998/ Paris is burning right here

Vogue /01-1999/ Pick up where Colette leaves off

Le Figaro /27-10-1998/ Le dernier cri de la mode… Ouh-là !

Figaroscope /7-10-1998/ L’épicerie des ultra décalés

Dépêche mode /11-1998/ Un lieu qui revendique l’amateurisme

L’Express /3-12-1998/ Nous sommes le futur Tapie, le prochain Warhol, le nouveau Dior

Le monde /20-10-1998/ Une nouvelle factory