Bonheur

Chaleur, Cévennes, magnifique panorama, un corps se niche dans mes bras, j’aime à nouveau.

Le bonheur est aussi inexplicable quand il nous saisi que quand il nous manque. Pourquoi ? Qu’est-ce qui fait qu’une rencontre est supérieure à une autre ? Le choix, ou la chimie, peut-être le partage, tout simplement, l’égalité dans les sentiments.

Je me sens coupable parce que je ne travaille pas assez, les yeux rivés sur mon téléphone. Aujourd’hui une vente aux enchères a lieu à St Tropez ou six de mes œuvres sont présentées parmi trois cent autres. Trente seconde par œuvre pour convaincre et pas mal d’argent à la clef. En quelques mois, j’ai dépensé une somme astronomique sans même savoir comment, un voyage par-ci, un autre par-là, quelques dettes et dépenses incontournables, un loyer…

Je me sens grandir, envie de grandir. Le couple, les idées d’enfants, déjà. Combien de temps que nous sommes ensemble ? Trois mois ? Comme si une époque avait pris fin et qu’une nouvelle commence.

De moins en moins envie de regarder des merdes américaines au cinéma, mais peut-être d’en lire, comme ce livre de Laurent Fignon, et cet autre « conseillé par Paolo Coelho » dont je préfère ne même pas citer le titre. Toujours à la recherche de quelque chose de nouveau, d’une culture alternative.

Michel, mon ami, me passe un livre « Introduction à la guerre civile » publié par Tiqqun, et qui fait suite à « L’insurrection qui vient », du comité invisible, puis « Paludes » de Gide, alors que je suis en train de lire « La théorie du choc » de Naomi Klein. Best Sellers et littérature, mais ou tout cela me mène-t-il ? A nourrir ma carrière artistique, « en photo dans le dernier elle », comme me dit une amie.

Et me voilà reparti dans le même questionnement, encore et encore, ce questionnement auquel j’essaye d’échapper, mais pas en baissant les bras, mais en trouvant d’autres manières de l’exprimer. Lesquelles ?

Me tenir droit, me redresser.

Et là, tout de suite aller prendre une douche parce que je n’arrive pas à me réveiller. La suite de ce texte plus tard, ou jamais.

Trouver des nouvelles choses à faire, ou continuer en évoluant progressivement sans perdre les bases, la base. Ma « folie » et mes troubles obsessionnels compulsifs (l’archivage du quotidien). D’accord.

Ne pas oublier qu’à une époque j’ai renié le plaisir du simple Ollie en skateboard pour suivre le mouvement technique (la mode), et que je n’ai jamais retrouvé ma détente.

Boire mon thé maintenant, avec Jessica qui travaille en face de moi.

Magnifique incroyable Jessica.

Douche.

Réveil.