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	<title>Artus de Lavilléon</title>
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	<description>En art, comme dans lavie, on a besoin de vérité...</description>
	<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 10:41:11 +0000</pubDate>
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		<title>Trahir</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>

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		<category><![CDATA[structuration de la liberté]]></category>

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De l’avant-garde au garde-à-vous, en passant par les banalités négligeables




Depuis une dizaine d’années j’occupe une position de résistance face à ce qui me paraît un manque de générosité du « système » de l’art contemporain. À la fois en créant des lieux alternatifs ou montrer de l’art (L’épicerie, Nim, l’Apa), ou en exposant dans des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/le-courage-de-ne-rien-etre-ii-light1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-633" title="le-courage-de-ne-rien-etre-ii-light1" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/le-courage-de-ne-rien-etre-ii-light1.jpg" alt="" width="500" height="300" /></a></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<div class="Section1">
<p class="TimesCxSpFirst">
<p class="TimesCxSpFirst" style="text-align: center;">
<p class="TimesCxSpFirst" style="text-align: center;">
<p class="TimesCxSpFirst" style="text-align: center;">De l’avant-garde au garde-à-vous, en passant par les banalités négligeables</p>
<p class="TimesCxSpMiddle">
</div>
<p><strong><em><span><br />
</span></em></strong></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Depuis une dizaine d’années j’occupe une position de résistance face à ce qui me paraît un manque de générosité du « système » de l’art contemporain. À la fois en créant des lieux alternatifs ou montrer de l’art (L’épicerie, Nim, l’Apa), ou en exposant dans des lieux n’ayant rien à voir avec ce « système ».</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Réunies autour du titre « Lieux communs », j’ai montré ce travail l’an passé à la galerie Patricia Dorfmann, après avoir réalisé que la forme que je donnais à mon engagement avait peu de chance de me permettre de conquérir le public spécialisé des élites.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">J’ai bien vendu et j’en ai été très heureux, mais je n’ai pour autant jamais cessé de questionner la forme que mon travail devait prendre pour atteindre ce but. Une autre façon de dire que je n’ai pas pour autant réussis, cette année, à cesser de créer en dehors de l’institution, quoi que l’on m’ait dit à plusieurs reprises que cela me nuisait, et apportait de la confusion dans la lecture de mon « œuvre ».</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Fanzines, publicité, autoédition, quelques produits dérivés même (quoique je déteste cela), tous les supports, et les lieux, sont pour moi nécessaires à la pratique de l’échange qui fait de l’art l’un des seuls espaces de liberté qui reste – pour autant que l’on admette que l’échange soit une notion centrale à la pratique même de l’art (une évidence pourtant).</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Malheureusement, ici comme ailleurs, sévit une censure qui rappelle très vite à l’artiste, les limites d’un tel partage quand il ne s’inscrit pas dans le champ, précis, de l’art actuel – quand il n’est pas assez formaté, justifié, et d’une certaine manière banalisé par le marché (voir la notion même du libre échange).</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Lors de ma dernière exposition « hors les murs » (comprendre par là l’enceinte munie de barbelés et sous haute surveillance qui protège l’institution de toute attaque extérieure), j’ai tout d’un coup réalisé l’évidence de la trahison que je m’apprêtais à commettre.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Malgré les nombreuses lettres que je reçois régulièrement, le rapport très particulier que j’entretiens avec un public plus jeune ou comme moi issu des cultures « alternatives » ou « mainsteam » (tout dépend de l’angle selon lequel on se place) des années 90 et 2000 (Skateboarders et Branchés), une idée s’est petit imposée à moi : « Il est maintenant temps que j’attaque (le terme est choisi) le monde de l’art contemporain avec ses propres codes » et sa corolaire, « et cesse toute pratique de type marginale », ou tout du moins pas sans qu’elle soit justifiée par ce qui n’a finalement rien à voir avec elle : la façon dont l’œuvre est montrée. </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Le lieu et le relationnel font l’œuvre entend-t-on souvent dire par ces mêmes artistes et « commissaires d’expo » (je vous laisse aussi  réfléchir à cette appellation) qui ne sauraient travailler aujourd’hui sans assistants ni attachés de presse. </span>« Mais comment se battre pour la structuration de la liberté quand on s’est battu toute sa vie pour cette même liberté »<span style="color: #ff0000;">, comment accepter que ce qui fait l’humanité même des hommes, leurs erreurs et leurs faiblesses, soit uniquement remplacé par une qualité de faire irréprochable et aussi froide que la mort.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Accepter que « le réseau » soit pour certain égal ou supérieur à l’œuvre sans lequel elle ne saurait être lue ni exister.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Tout s’est tout d’un coup mis à tourner autour de moi. Trahir. Je devais trahir (« l’art posthume ne se justifie pas, il n’a rien à prouver » extrait du manifeste 2004). Et non seulement je devais, mais j’allais le faire : j’étais prêt.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Ma copine, qui allait bientôt devenir maman (et moi père, ceci explique sans doute cela), ne cessait de me dire que je devais absolument accepter de montrer mon travail de façon « conforme », si je ne voulais pas un jour regretter de n’avoir jamais fait partie des vrais artistes socialement reconnus comme tels. Que je devais cesser de me contenter de peu quand je pouvais tout avoir, c’est à dire le reste, ce que je ne voulais pas vraiment mais vers lequel tout mon être tendait de manière imperceptible.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Que mon travail soit reconnu pour ce qu’il est vraiment : l’expression d’une position différente, indépendante, aussi réfléchie et référencée que le système  que j’ai toujours tenté de combattre. Mais servie par les codes de l’art contemporain au lieu d’être rendue caduque par sa marginalité même.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Trahir pour mieux dénoncer ou trahir pour trahir.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Alors que des gens me parlaient, me remerciaient, me disait combien mon œuvre était importante pour eux, dans ce lieu branché de province, coincée entre quatre portants de vêtements de créateurs et un diaporama illustrant les différentes étapes de ma vie à un rythme effréné, je ne pouvais m’empêcher de penser : mais c’est fini tout ça. Bien fini. « Si vous saviez à quel point tout cela compte peu dans l’esprit de ceux qui savent et dirigent ».</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Comme si je réalisais brusquement qu’effectivement le grand art ne pouvait plus être vu comme tel aujourd’hui dans des boutiques où des « lieux communs » comme il avait existé hier dans les cafés, les cabarets, et tout endroit où les artistes éprouvaient le besoin de montrer leur travail sans justification, directement, et sans filtre. Hors des lieux de vie, de rencontre et de hasard, hors contrôle. Une connerie quoi, mais une connerie qui s’imposait.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">J’avais cette bizarre impression de ne déjà plus être là mais ailleurs.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Une époque venait de prendre fin, pour le meilleur comme pour le pire.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Allais-je tenir le coup ?</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;">Artus de Lavilléon, le 22 octobre 2011.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p class="TimesCxSpLast"><span style="color: #ff0000;">Le matin de ce texte, aux aurores, j’ai enfermé mon chat avec sa litière dans les toilettes sur le pallier, parce que ses miaulements nocturnes devenaient insupportables. Malgré ma décision ferme de l’y enfermer toutes les nuits mon chat a vite regagné notre chambre. Il y faisait plus chaud.</span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>Les enfants de la société du spectacle 2005</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/11/les-enfants-de-la-societe-du-spectacle-2005/</link>
		<comments>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/11/les-enfants-de-la-societe-du-spectacle-2005/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 09:28:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[« Aujourd’hui avec la crise, on ne sait plus comment vendre du luxe, alors on propose de plus en plus aux artistes de collaborer avec des marques ».


Les enfants de la société du spectacle 1/4
Les enfants de la société du spectacle 2/4

Les enfants de la société du spectacle 3/4
Les enfants de la société du spectacle 4/4


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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">« Aujourd’hui avec la crise, on ne sait plus comment vendre du luxe, alors on propose de plus en plus aux artistes de collaborer avec des marques ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/tiffany-par-artus-light1.jpg"><img class="size-full wp-image-623  aligncenter" title="tiffany-par-artus-light1" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/tiffany-par-artus-light1.jpg" alt="" width="500" height="378" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?fmt=18&amp;gl=FR&amp;hl=fr&amp;v=jJoAmRn7uwE">Les enfants de la société du spectacle 1/4</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=R6oTzdAlDAE&amp;feature=related">Les enfants de la société du spectacle 2/4</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fVOrwVBEcY0&amp;feature=related"></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fVOrwVBEcY0&amp;feature=related">Les enfants de la société du spectacle 3/4</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fVOrwVBEcY0&amp;feature=related"></a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=q-t6R4r9kHY&amp;feature=related">Les enfants de la société du spectacle 4/4</a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/pola-michel-le-bayon-light-besoin-de-rien2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-626" title="pola-michel-le-bayon-light-besoin-de-rien2" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/pola-michel-le-bayon-light-besoin-de-rien2.jpg" alt="" /></a></p>
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		<title>&#8220;Le meilleur ami du plus grand artiste Français&#8221; et autres réflexions, plus des expos des expos des expos&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Oct 2011 15:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[La chambre]]></category>

		<category><![CDATA[Patricia Dorfmann]]></category>

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J’ai toujours pensé que l’art contemporain Français excluait et manquait cruellement de générosité. L’autre soir alors que je mangeais tranquillement au restaurant chinois, je me suis mis à parler avec mon voisin, un canadien très sympathique. Au bout de 5mn, ce dernier me disait qu’il était ami avec « le plus grand artiste français ». Avant même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/navoir-besoin-de-rien-l.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-613" title="navoir-besoin-de-rien-l" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/navoir-besoin-de-rien-l.jpg" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">J’ai toujours pensé que l’art contemporain Français excluait et manquait cruellement de générosité. L’autre soir alors que je mangeais tranquillement au restaurant chinois, je me suis mis à parler avec mon voisin, un canadien très sympathique. Au bout de 5mn, ce dernier me disait qu’il était ami avec « le plus grand artiste français ». Avant même de me dire qu’il était lui-même artiste ou me décrire sa pratique. Je ne sais pas comment cela est arrivé si vite dans la conversation après les sourires un peu gênés, les « vous mangez quoi », puis les « et dans la vie tu fais quoi ? »… Artiste, oui, nous étions artistes. Lui travaillait sur les œuvres qui sont leur propre sujet, plus ou moins sur la tautologie aussi, et moi… Moi c’était un peu plus flou. Je venais de passer l’après midi à le perdre, au cinéma voir une merde hollywoodienne (habituel), allongé dans l’herbe à lire un livre d’une traite (de plus en plus rare)(je travaille trop depuis des mois), et à voir des amis.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Ce qui est étrange depuis que j’ai appris que j’allais être père (je vais être père !)(C’est maintenant officiel), c’est que j’ai pris une assurance sociale que je n’avais encore jamais eu avant. A l’intérieur, j’ai toujours été très sûr (les remises en question, jamais les doutes), mais à l’extérieur toujours trouvé superflu de me battre avec « les cons », tous ces gens qui vous jugent sans même savoir et pire sans s’intéresser, qui ne connaissent rien de vous ou presque et se permettent de vous donner des conseils sous prétexte d’un début d’amitié, ou d’une rencontre professionnelle aussi superficielle que la relation qui nous unis. Il faut des années pour faire de vrais amis – c’est mon opinion tout du moins.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je suis quelqu’un de lent, et il en va de même dans mon art. Et puis « j’ai beaucoup souffert ». De millions de choses, une enfance difficile, des histoires d’amours compliquées (forcément), des coups du destin (« qui n’a rien à voir là-dedans ») et de cette rage de faire qui ne m’a jamais quitté et souvent coûté bien plus que ce que je recevais en échange.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je me raconte comme si j’étais dans un (mauvais) roman. Tout le temps et sans cesse, mais ne me justifie jamais (enfin en tout cas j’essaye).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je réalise aujourd’hui que cette posture, car s’en est bien une, à ses limites.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">L’élite, l’élite dirige tout. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Je suis ami avec le plus grand artiste Français », comme quoi ? Comme « je suis dans le bon réseau ? », moi pas, même si, évidemment, j’y suis aussi. Mais comment suis-je arrivé là ? Par mon travail, et par mon travail uniquement. Un travail bancal, naïf et pur comme la vie qui l’a porté. Insouciant comme la jeunesse, et, empruntons un mot au hasard d’une lecture (je lis énormément), <em>« incontrôlé ».</em> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Que faire avec soi-même quand on sait que ce soi-même ne suffira jamais à combler le manque de curiosité de tous ces gens « de l’art », qui sont bien plus intéressés par les BoBu (<em>Bourgeois Bureaucrates</em> – le même livre) aux succès aisément monnayables, que par la vérité d’une démarche qui ne s’en est jamais laissé imposer, par personne, et surtout pas par ce soi-disant système.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Bizarrement la face visible de mon travail plait beaucoup aux post-ados et très peu aux pré-vieux qui ne le sont pas encore assez pour savoir que le train passe et que la caravane aboie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Durant cette première journée à ne rien faire, hier, (la première depuis longtemps donc), je me suis dit qu’il était maintenant temps de me refreiner, arrêter de faire expo sur expo sur expo, dans des lieux tous plus décalés les uns que les autres, magasins, boutiques, galeries obscures, et autres grandes surfaces, poussé par l’unique volonté de partager, partager à tous prix et surprendre dans des lieux ou l’on ne trouve pas forcément de l’art ou « cet art là », sans pour autant me réfugier derrière des discours trompeurs sans aucuns rapport avec cette force vive (donc) qui m’habite et m’a de tout temps habité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je parle souvent du carré blanc sur fond blanc de Malevitch en expliquant comment il a changé à jamais ma vie, mais en même temps je n’explique jamais comment (relisez aussi cette phrase, ça en vaut la peine !).</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">« Je pense qu’il ne faut pas installer les sarcophages de valeurs, les Mecque pour la prosternation ».</span></em><span lang="FR"> Les fameuses galeries en fond de cour. Montrer, montrer le plus largement possible, ne pas se satisfaire d’un réseau mais de tous. Créer des boutiques, des lieux de vie, l’épicerie, Nim, Vivre dans les vitrines du Printemps, exposer dans un magasin face à Science Po, dans un autre de vêtements, de bijoux de pacotille de luxe (sans critique, merci à eux), à Citadium, dans la médiathèque d’un petit village en Mayenne, dans un entrepôt, en Chine ou à Angoulême, dans une boîte de nuit, dans « une galerie fermée le temps de l’exposition », dans des librairies, d’autres vitrines, d’autres librairies, d’autres magasins, quelques foires, quelques vraies galeries aussi ainsi sans que l’effort soit porté sur ces dernières. Le travail doit être le même, partout.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On m’a toujours dit (Ah), que je rabaissais ainsi mon travail en ne sélectionnant pas mieux les lieux ou je le montrais. Mais comment se battre contre l’élitisme au sein même de l’élite, et surtout uniquement au sein de cette élite contre qui on dit se battre ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">« Il lui était incapable de ne pas faire ce qu’il avait envie de faire » « On ne peut pas se battre pour la liberté et pour la structuration de cette même liberté ».</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Si j’écris mal ce matin c’est parce que j’essaye d’épuiser des idées sur lesquelles je n’ai pas encore mis de nouveaux mots.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Ranger, organiser, donner à voir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La vérité et la sincérité. Nan Goldin. Le témoignage de vécu, l’archivage du quotidien. Des mots et encore d’autres mots. Les idées maitresses de mon travail.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Après la décision de ne jamais exposer dans des galeries (j’ai bien baissé mon froc depuis je l’avoue, même si concéder n’est pas forcément se compromettre), et de montrer le plus largement possible - poussé par l’idée que <em>si tout le monde peut le faire tout le monde doit le faire (l’amateurisme opposé au professionnalisme du rien)</em> - ma seconde grande décision a été d’archiver ma vie car celle-ci me semblait plus importante que mon art « de mon vivant ». </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Entre un chef d’œuvre et une personne, qui sauveriez-vous du feu ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">Créer par amour de la vie et pas par peur de la mort.</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La vie comme support de l’œuvre et pas l’œuvre comme support de la vie, même si…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Lire dans la vie les raisons de l’œuvre. Comprendre que si l’œuvre porte la vie, alors c’est dans la vie…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Compliqué, voir même complexe. Elever sa vie par la pratique de l’art. Devenir meilleur. <em>« Non pas l’urinoir dans le musée mais l’urinoir dans la vie »,</em> une proposition que peu me semblent avoir retenue.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je parle toujours très mal.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Quand j’ai vu les photographies de Nan Goldin la première fois (quand, où, pourquoi ? début 90 ?) je suis resté scotché. Faire un reportage sur sa propre vie, transformer sa vie en œuvre, rendre hommage à ses amis, faire un cadeau, partager de la manière la plus vraie et la plus proche possible, en partant de soi et non de l’autre. De soi pour aller vers l’autre. D’abord se connaître soi (comment se donner sinon). Comment faire part de ce cheminement de pensée qui a été le mien. La trahison d’O. et de A. La pornographie. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Quand j’ai vécu dans les vitrines du grand magasin « Le Printemps » « avant que la télé réalité n’envahisse les écrans du monde entier ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« D’abord se connaître soi », « Pour ne pas mentir lorsque l’on va vers l’autre », et non pas « Aller vers l’autre pour se connaître soi » « se découvrir dans ses yeux ». La Vérité et la Sincérité. L’art posthume et l’art contemporain. Il y aurait tellement à dire sur mon travail, et j’en suis bien incapable, et la forme que j’ai choisi pour le montrer (sans doute la plus pauvre et la plus bête) tellement loin de mes aspiration, de ce que je SAIS, de ce que je suis. Le destin, dieu, nos choix.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Décide-t-on jamais de ce que l’on est ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">Ne pas faire pour être mais être pour être ?</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Mais comment alors accepter qu’un autre justifie ou même dise ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Toutes ces horribles monographies, tous ces textes de « critiques » qui ne font qu’encenser. Vendre mieux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Tellement blessé par « l’une de mes plus belles expos », celle ou peu sont venus, et celle ou j’ai le plus vendu.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Le spectacle si cher à Guy Debord. <em>« Mais quel spectacle, il n’y a plus de spectacle aujourd’hui… Ah… si… Les marques. ».</em> Maryse, ma mère, et son héritage « situationniste ». <em>« Bienvenue à l’impasse de la lucidité » </em>écrit sur sa porte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Et bien ! Il y a encore beaucoup de travail.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Je suis ami avec le plus grand artiste Français ». Et bien moi pas. Je suis amis avec « Les losers, ceux qui ne gagnent pas encore plein d’argent aujourd’hui ». Les premiers seront les derniers et les derniers les premiers. Si seulement. Mais cela ne marche pas comme ça aujourd’hui. Il faut connaître du monde, jouer des coudes, faire marcher ses relations, être au courant des noms, des systèmes, de la reconnaissance. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Mais je ne veux que partager. Partager avec le plus grand nombre. Et c’est là que cela devient compliqué. Comment toucher le plus grand nombre quand seule l’élite semble posséder les clefs. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">L’élite qui en France continue d’être perplexe devant le street art (et c’est un bien), et méfiante envers mon travail (elle a bien raison), mais quand même continue de me serrer la main (on ne sait jamais), et à se dire mon « amie ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je n’ai d’amis que mes amis. Et les autres tous les autres, ces témoins muets du spectacle qui n’est pas la vie pour trop vouloir lui ressembler.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Assis dans un café, le matin, à penser à l’ami du plus grand des artistes français… Que je ne suis pas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Tant mieux. Surtout si le prix à payer est d’être un sacré connard.</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR">« Toi tu rentres. Toi pas. Et moi, je suis rentré, et je t’emmerde ! ».</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Belle posture n’est-ce pas, pour le prix (comme les vaches) Marcel Duchamp.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;">Mercredi 28 septembre 2011.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/cyprien-gaillard-l.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-614" title="cyprien-gaillard-l" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/cyprien-gaillard-l.jpg" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je pense qu’il faut faire les choses au bon moment et qu’il y a un bon moment pour faire les choses. Evidemment la société moderne ne marche pas comme ça. On parle de rendement, de cadences de travail, de résultat. De réussites et d’échec, « mais le vrai temps ne marche pas comme ça ». Quand ma mère écrit sous mon premier dessin d’enfant « Ce qui est important ce n’est pas de faire les choses mais de se mettre en état de les faire » et l’affiche dans l’entrée du petit appartement où nous vivions alors, mi 70, elle modifie ma destinée. Combien de fois suis-je passé devant ce dessin jusqu’à mon adolescence ? A quel point m’a-t-il marqué de son empreinte indélébile ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Ce qui est important ce n’est pas le but à atteindre mais le chemin que l’on parcours pour atteindre ce but ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Ce qui est important ce n’est pas de faire les choses au bon moment, mais juste de les faire ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Ce qui est important ce n’est pas de réussir, mais de réussir ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Ce qui est important, mais on se fiche de ce qui est important, car l’importance n’est pas uniquement dans ce qui est important. Sentir la vie et se sentir vivre avec elle. Prendre le temps. Prendre le temps de le perdre. De faire des détours, des erreurs. De vivre avec, dans, et pour son temps mais pas seulement. De vivre aussi pour soi. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Hier, Jessica me disait, « mais je ne veux pas être responsable », sentir tout ce poids, du devoir (c’est moi qui ajoute) de ce que l’on doit et ne doit pas faire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La vérité vient du cœur et du cœur uniquement, pas des contraintes de toutes sortes qu’on nous impose ou que nous nous imposons nous même.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Faire les choses, ou être.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Etre en faisant les choses, se devenir a travers elle et en même temps les précéder. Le temps qui est aussi une boucle.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Je vous aime, cela ne veut pas ne rien dire »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Respecter l’autre et en faire son chemin. La seule vérité du faire, et ce qui le justifie et justifie tout. Pas le désir d’avoir ce que l’autre n’a pas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Jamais.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR">Il n’y a pas d’autre bon moment pour faire les choses que celui où on les fait.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;">Mardi 4 Octobre 2011.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/patricia-vendu-l.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-615" title="patricia-vendu-l" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/patricia-vendu-l.jpg" alt="" /></a> <!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;"><strong>La Chambre, II</strong></span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Banalités curieuses</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Du 24 septembre au 15 octobre 2011</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Immanence</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">21 avenue du Maine, 75015 Paris</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Vernissage le vendredi 23 à 18h30</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Nuit Blanche le samedi 1er octobre de 14h à 22h</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Une proposition duCygne</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Avec : Michel de Broin, Cocoon (Quentin Demarthe), Quentin Crestinu, Cecile Desvignes, Florimon Dupont, Mathieu Mercier, Cécile Meynier, Pierre Paulin, Mengzhi Zheng</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;"><strong>Don’t be Cruel</strong></span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Du 10 septembre au 25 octobre 2011</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Galerie Vanessa Quang GVQ</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">75 rue de Beauce. 75003, Paris, France</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Vernissage le 10 septembre de 16h à 20h</span></span><span lang="FR"></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Curator Anaïd Demir</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Avec : Jean-Charles de Castelbajac, Léo Dorfner, Charlie Le Mindu, Liquid Architecture, Elena Montesinos, Dj Water Lilly, Maroussia Rebecq et Mathieu Tonetti</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center">
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;"><strong>Vendu</strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Du 22 octobre 2011 au 7 janvier 2012</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Galerie CLGB</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">2 impasse de la Salle, 51100 REIMS</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Vernissage jeudi 20 octobre à partir de 19h</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Avec le soutien de Vin et Culture</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center">
<p><!--EndFragment--></p>
<p><!--EndFragment--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/famous-photo-l.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-616" title="famous-photo-l" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/famous-photo-l.jpg" alt="" /></a> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR"> </span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/10/le-meilleur-ami-du-plus-grand-artiste-francais-et-autres-reflexions-plus-des-expos-des-expos-des-expos/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>La chambre II, un texte, et deux clips</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/09/la-chambre-ii/</link>
		<comments>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/09/la-chambre-ii/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:35:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[Art Posthume]]></category>

		<category><![CDATA[Artus]]></category>

		<category><![CDATA[Artus de Lavilléon]]></category>

		<category><![CDATA[Banalité curieuse]]></category>

		<category><![CDATA[duCygne]]></category>

		<category><![CDATA[Immanence]]></category>

		<category><![CDATA[La chambre]]></category>

		<category><![CDATA[make mistake]]></category>

		<category><![CDATA[Papiers importants divers et variés]]></category>

		<category><![CDATA[PIDV]]></category>

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		<description><![CDATA[


La Chambre, II
Banalités curieuses
Du 24 septembre au 15 octobre 2011
Immanence
21 avenue du Maine, 75015 Paris
Vernissage le vendredi 23 à 18h30
Nuit Blanche le samedi 1er octobre de 14h à 22h
Une proposition duCygne
 
Avec : Michel de Broin, Cocoon (Quentin Demarthe), Quentin Crestinu, Cecile Desvignes, Florimon Dupont, Mathieu Mercier, Cécile Meynier, Pierre Paulin, Mengzhi Zheng.



Après avoir vécu 10 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/la-chambre-en-1994-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-600" title="la-chambre-en-1994-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/la-chambre-en-1994-light.jpg" alt="" width="500" height="340" /></a></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><strong>La Chambre, II</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Banalités curieuses</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Du 24 septembre au 15 octobre 2011</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Immanence</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">21 avenue du Maine, 75015 Paris</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR">Vernissage le vendredi 23 à 18h30</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Nuit Blanche le samedi 1er octobre de 14h à 22h</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Une proposition duCygne</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"><em>Avec : Michel de Broin, Cocoon (Quentin Demarthe), Quentin Crestinu, Cecile Desvignes, Florimon Dupont, Mathieu Mercier, Cécile Meynier, Pierre Paulin, Mengzhi Zheng.</em></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Après avoir vécu 10 ans dans une chambre de 15m2, je démonte la chambre et l’installe dans une galerie en prévoyant la vendre en tant qu’œuvre dans ses murs mêmes, quand le temps sera venu. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">En attendant « La chambre » est stockée dans des cartons numérotés dont je refuse de divulguer le contenu exact.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">J’ouvre néanmoins par la suite les boites des deux années qui ont suivi cette installation, et qui fonctionnent sur le même principe d’archivage systématique du quotidien, pour donner un aperçu des « papiers importants divers et variés », qui en sont l’un des objets.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Puis, cet été, je scanne les photos prises dans cet espace, du temps où je l’habitais, pour témoigner de son vécu, et de ce que j’appelle « l’art posthume ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">« Si l’art c’est la vie alors c’est forcément notre vie, à nulle autre pareille » car « si l’on doit un jour être connu pour et par son œuvre, cela sous-entend qu’on lira forcément cette dernière à la lumière de notre vie, et donc l’application d’une éthique stricte dans l’une comme dans l’autre ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La vie élevée par l’art et non le contraire, car c’est aussi « vivant que nous sommes et vivant que nous voulons êtres aimés ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">La vie d’abord, et l’art ensuite, si vous préférez, mais la vie magnifiée par la décision que nous avons prise « d’être artiste », pour les autres autant que pour nous même. La question du partage et du destin donc, du libre arbitre et du choix. Et surtout du hasard et des rencontres.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Cette exposition apporte selon moi beaucoup de réponses à mon travail. Et c’est pourquoi je vous y convie avec plaisir.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Beaucoup d’amis sont passés par la chambre, beaucoup se reconnaîtront dans les photos que j’y ai prises.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Puissiez-vous y prendre autant de plaisir que moi.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Une petite édition des photos sera tirée à l’occasion de cette exposition de groupe organisée par duCygne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Merci à eux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormalCxSpFirst" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">PRÊT À TOUT</span></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">Undergroudisme et Archivage désœuvré</span></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" align="center"><span lang="FR"><span style="color: #ff0000;">(en français dans le texte)</span></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" align="center"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">J’ai toujours pensé que mon travail portait sur le destin (est-on prédestiné, as-t-on le choix, aurait-on pu faire d’autres choix que ceux que l’on fait compte tenu de son éducation, de ses expériences, peut-on décider un jour que l’on sera connu pour une pratique ou une autre). Et par extension sur le rapport de l’homme avec dieu. Ce qui est étonnant lorsqu’on on connaît mon rapport avec l’art contemporain, et mon parcours. De l’archivage du quotidien à l’art posthume, en passant par le témoignage de vécu (qui sont mes trois grands thèmes). Les grands dessins qui ont fait ma reconnaissance malgré le fait qu’ils représentent mal mes aspirations - surtout si l’on ignore que ce qui m’intéresse le plus ce sont les mots (la voix de l’autre), les détournements (et autres appropriations), les histoires (liés à l’Histoire), et les ratés (l’humanité dans ses faiblesses). Non pas l’évidence que s’approprient les grands artistes (leur marque de fabrique), ni l’immédiateté (du succès), ni les trucs (« l’esthétique relationnelle). Alors on comprend mieux le besoin de temps qui a toujours été le mien. Construire une œuvre comme on construit une vie, pas comme on va au bureau, « une attachée caisse dans le cerveau ».</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">Les artistes sont des gens formidables, paraît-il, prêt à tout, à échanger, « toujours à l’affut de sensations nouvelles (Moebius) » etc. Ah ? Ah oui, ais-je envie de répondre. Quels artistes ? Ceux qui pètent la dalle ou les autres. Ceux que dans mon optimisme j’estime avoir eu plus de chance (car je veux croire à l’honnêteté des artistes, de tous les artistes). Un livre de chevet m’indique : « Il faut se battre ». Je me suis battu et je suis en train de gagner.<span> </span>Quoi ? Plus de reconnaissance ? De l’argent ? Le droit de dire enfin leurs quatre vérités à tous ces cons qui m’entourent, après m’être tu pendant des années ?</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><em><span lang="FR">J’ai toujours pensé que mon travail portait sur le destin, sur le rapport de l’homme avec dieu. </span></em><span lang="FR">Je vous conseille de relire cette phrase et me dire ce que vous en pensez à une époque où la quête de reconnaissance (et sa mise en œuvre par celui qui l’a décidé) n’a jamais été aussi forte. Je ne propose pas les 15mn de gloire, ni de voir l’art par le biais d’un urinoir, mais par le biais de la vie qui est aussi simplicité (des idées), bonheur (de l’échange), et engagement (dans son faire), partage donc. <em>Le rapport de l’homme avec dieu</em> c’est avant tout le rapport qu’entretient l’homme <span style="text-decoration: underline;">avec lui-même</span>, <em>au sein des autres hommes.</em> « Une vie entièrement dédiée à l’autre », dans ces conditions, et dans ces seules conditions, est possible. D’abord se connaître soi, ensuite aller vers l’autre, la vérité opposée à la sincérité (Malevitch).</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">Le présent du futur (Saint Augustin) ou le futur scénarisable (Eric Sadin) opposée à l’immédiateté du rien et au passé modifiable (de Google).</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">Bien sûr que ma position est une position politique. Elle l’a toujours été. Je n’ai toujours pas facebook et suis toujours contre le filtrage.</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">À force de tout vouloir contrôler, prévoir et sécuriser, on supprime les surprises, la rencontre avec soi-même ou avec l’autre au hasard d’une œuvre (pas d’une « pièce ») ou d’un coin de rue, où, pourtant, « on » (nos assistants personnels robotisés et autres téléphones mobiles) nous a déconseillé d’aller. Présumés coupables avant même d’avoir commis l’attentat qui vous aurait soi-disant rendu célèbre (Philip K.Dick teinté de Dantec).</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">Et si cette célébrité là ne nous avait jamais intéressée ? Et si notre champ d’action était surtout « ailleurs ». Prêt à tout mais pas à n’importe quoi. </span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">Dans l’undergroundisme de l’échange désœuvré se cache aussi une vérité « alternative ». Les erreurs sont faites pour être commises (« Make mistake », Aleksis Cavaillez). Commettons-les ! (en français dans le texte).</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle"><span lang="FR">L’art posthume vivra !</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="text-align: right;"><span lang="FR">Artus de Lavilléon, le 22 septembre 2011.</span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle">
<p class="MsoNormalCxSpMiddle">
<p class="MsoNormalCxSpMiddle">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Une autre exposition est en cours, voir page suivante.</span></span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Ah&#8230; Et puis&#8230; (cliquer pour voir les vidéos):</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.theavantgardediaries.com/en/article/31/Remaining+Independent"><span style="color: #ff0000;">Avant garde Diaries Vidéo</span></a></p>
<p class="MsoNormal">Merci à Julien et Katharina</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xktl0t_sayem-clip-play-fight-win_music#hp-v-v4"><span style="color: #ff0000;">Clip Sayem/Artus/Banas</span></a></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xktl0t_sayem-clip-play-fight-win_music#hp-v-v4"></a>(en page d&#8217;accueil de Dailymotion !)</p>
<p class="MsoNormal">Merci à Sayem, Gregory Banas, et à toute l&#8217;équipe.</p>
<p class="MsoNormal">Artus</p>
<p><!--EndFragment--></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/09/la-chambre-ii/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Trois expos en galerie et un texte contre&#8230; les galeries !</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/09/trois-expos-en-galerie-et-un-texte-contre-les-galeries/</link>
		<comments>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/09/trois-expos-en-galerie-et-un-texte-contre-les-galeries/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 03:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.artusdelavilleon.com/blog/?p=589</guid>
		<description><![CDATA[ Vi(d)e
Don&#8217;t be Cruel
Du 10 septembre au 25 octobre 2011
Galerie Vanessa Quang GVQ
75 rue de Beauce. 75003, Paris, France
Vernissage le 10 septembre de 16h à 20h
Curator Anaïd Demir

Avec : Jean-Charles de Castelbajac, Léo Dorfner, Charlie Le Mindu, Liquid Architecture, Elena Montesinos, Dj Water Lilly, Maroussia Rebecq et Mathieu Tonetti



L’art est fait pour être partagé avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vide-light1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-591" title="vide-light1" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vide-light1.jpg" alt="" width="500" height="611" /></a><span style="color: #ff0000;"> Vi(d)e</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Don&#8217;t be Cruel</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Du 10 septembre au 25 octobre 2011</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Galerie Vanessa Quang GVQ</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">75 rue de Beauce. 75003, Paris, France</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Vernissage le 10 septembre de 16h à 20h</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Curator Anaïd Demir</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">Avec : Jean-Charles de Castelbajac, Léo Dorfner, Charlie Le Mindu, Liquid Architecture, Elena Montesinos, Dj Water Lilly, Maroussia Rebecq et Mathieu Tonetti</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">L’art est fait pour être partagé avec le plus grand nombre plus que pour être vendu. Avec une telle phrase j’indique tout ce que je hais dans les galeries d’art contemporain en arrière court dont la pédanterie n’a d’égale que l’élitisme exclusif. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Au moment ou je commence à être connu et à vendre mes œuvres des prix qui commencent à justifier mes années de galère je me pose la question de l’après.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">J’ai toujours pensé qu’il y avait deux manières de réussir, limiter cela à la bonne et la mauvaise n’est pas circoncire le problème.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Quand j’avais 16 ans, et alors que j’étais en train de « tourner mal », une blague sur le carré blanc sur fond blanc de Malevitch au journal de vingt heures a complètement changé ma vie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je crois au pouvoir de l’art, à sa spontanéité, et à la générosité des artistes. Pas au marché.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Si le marché est un moyen d’atteindre le musée, et donc le plus grand nombre, pourquoi pas, mais il ne faut pas oublier que ces fameuses galeries qui font la pluie et le beau temps sur le marché de l’art (toi tu rentres, toi tu ne rentres pas) ne devraient pas former le filtre principal d’une scène déjà étouffée par elle-même. Si l’art institutionnel peut être nécessaire il ne devrait pas être tout. Et j’inclue dans cet art institutionnel les évènements hautement sponsorisés par un réseau qui ne fait que tourner en boucle, sur lui-même, depuis la nuit des temps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">On nous parle de Dada, des Situs, de Duchamp, d’actes fort qui ont façonné notre vision contemporaine du monde, mais où est passé la réelle rébellion ? Dans le street art qui en France reste (au niveau des ventes) un épiphénomène alors qu’il est hautement médiatisé, et vendu à l’étranger.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Les choses prennent du temps nous dit-on. Les artistes travaillent dans l’immédiateté et la durée. Je crois au temps, pas au dédain et au manque de curiosité généralisé, ni aux écoles d’ailleurs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Souvent on me dit, &#8220;mais tu connais tout le monde Artus&#8221;, et tu passes ta vie à montrer ton travail, alors pourquoi ne pas le montrer &#8220;aux bonnes personnes&#8221;, pour accélérer les choses ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je refuse de croire qu&#8217;il existe des &#8220;bonnes personnes&#8221;, ou plutôt des personnes supérieures aux autres. A l’homo sapiens je préfère l’homo faber, et je n’ai rien à faire de l’esthétique relationnelle, et de l’art du réseau. Je veux créer un objet qui permette autre chose, et pas la répétition d’actes qui ne m’intéressent pas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Quand je parle aujourd’hui d’exposer dans un squat ou un grand magasin, ma copine me dit qu’elle a peur que je me marginalise. Que le magasin soit le quatrième magasin Français en terme de visite et le squat auquel je pense un lieu de passage très prisé ne change rien au problème. Il y a des choses qui se font et d’autres qui ne se font pas. Tout est une question d’image. Ce que l’on représente.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Aujourd’hui je fais de la pub pour manger, et je m’y sens plus libre. Aucune contrainte qui ne soit parfaitement assumée et justifié par un marché qui ne fait pas semblant d’être autre que ce qu’il est. « Si l’art est devenu un produit comme un autre alors autant le vendre comme un produit comme un autre ». Je hais l’hypocrisie. Ici personne n’est là pour me dire comment je dois encadrer mes œuvres, lesquelles choisir et ne surtout pas trop en montrer puisque la commande est claire. Ici, pas de liberté, juste le produit.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">L’art n’est pas un produit, à moins qu’il ne soit le produit de son temps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Pourquoi notre époque est-elle si dure ? La faillite des banques et de notre système économique, le mécontentement des gens, devraient nous ouvrir les yeux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Je crois à la liberté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Qu’on torture un Malevitch pour qu’il revienne à la figuration ou qu’un Debord se suicide est inacceptable quand on voit ce qu’ils ont apportés au monde. On a fait de Duchamp une super star. De son urinoir l’icône de l’art d’aujourd’hui. La référence incontournable. C’était un autre moyen de le tuer. Il a joué aux échecs une grande partie de sa vie. Le lieu ne fait pas l’art, ni le marché. Les artistes font l’art.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Il faut exposer partout et tout le temps, montrer, et ne pas se limiter aux endroits sans lesquels aucun art n’existe, ou plutôt sans lesquels aucun artiste ne peut être considéré comme sérieux ou ridiculisé par ses croyances.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Celles qu’il vaut, paraît-il, mieux taire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Mais comment atteindre le plus grand nombre quand on réalise, enfin, les limites de l’alternative ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR">Lundi 6 juin 2011.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p><!--EndFragment--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/chambre-plan-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-592" title="chambre-plan-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/chambre-plan-light.jpg" alt="" width="500" height="707" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">La Chambre, II</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Banalités curieuses</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Du 24 septembre au 15 octobre 2011</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Immanence</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">21 avenue du Maine, 75015 Paris</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Vernissage le vendredi 23 à 18h30</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Nuit Blanche le samedi 1er octobre de 14h à 22h</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Une proposition duCygne</span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">avec Michel de Broin, Cocoon (Quentin Demarthe), Quentin Crestinu, Cecile Desvignes, Florimon Dupont, Mathieu Mercier, Cécile Meynier, Pierre Paulin, Mengzhi Zheng</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/carton-vendu-2-def-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-593" title="carton-vendu-2-def-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/carton-vendu-2-def-light.jpg" alt="" width="500" height="700" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Prolongation / Projection / Rectification</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/05/prolongation-projection-rectification/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 08:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[
À l&#8217;occasion du dévernissage de l&#8217;exposition Vendu je vous invite à la projection du film &#8220;Les enfants de la société du spectacle&#8221;.

Tourné en 2004 avec l&#8217;aide de Julie Meyer ce &#8220;documentaire&#8221; où l&#8217;on voit ma mère raconter sa vie face caméra, presque d&#8217;un trait, au fur et à mesure qu&#8217;elle sort d&#8217;un hôpital ou je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vendu-carton-neg-def-iv-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-587" title="vendu-carton-neg-def-iv-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vendu-carton-neg-def-iv-light.jpg" alt="" width="500" height="707" /></a></p>
<p>À l&#8217;occasion du dévernissage de l&#8217;exposition Vendu je vous invite à la projection du film &#8220;<em>Les enfants de la société du spectacle&#8221;.</em></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="TimesCxSpFirst"><span lang="FR">Tourné en 2004 avec l&#8217;aide de Julie Meyer ce &#8220;documentaire&#8221; où l&#8217;on voit ma mère raconter sa vie face caméra, presque d&#8217;un trait, au fur et à mesure qu&#8217;elle sort d&#8217;un hôpital ou je pensais qu&#8217;elle allait mourir, est un bon complément au film &#8220;</span><span lang="FR"><em>Le dernier voyage de Maryse Lucas&#8221;</em></span><span lang="FR"> co-réalisé avec David Ledoux (actuellement sélectionné au festival des Lutins du court-métrage), et au diaporama </span><span lang="FR"><em>&#8220;Souviens-toi de Maryse Lucas&#8221;</em></span><span lang="FR"> que l&#8217;on peut voir sur mon site. Maryse y raconte ses expériences de vie, de son départ du Loir et Cher à sa rencontre avec Guy Debord, les situationnistes, sa traversée de l&#8217;époque hippie, les Indes et les communautés avec moi sur le dos, et, surtout, son refus des années 80 et &#8220;de cette société qui vous roue&#8221;, et sa réinstallation à la campagne où je suis allé la chercher alors qu&#8217;elle s&#8217;y laissait mourir. Puis enfin son retour à Paris dans le Marais branché sur lequel elle porte un regard sans concession.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Quand j’ai dit à Jessica, mon amie, que je voulais projeter ce film pour le décrochage de l’exposition Vendu, elle m’a dit qu’elle trouvait cela obscène. Comment mêler la mémoire de ma mère et des boulots commerciaux ? Alors j’ai proposé de projeter &#8220;</span><span lang="FR"><em>View on the sea&#8221;</em></span><span lang="FR">, un voyage en Lotus 7 à travers la Grèce, la Turquie, le Liban, la Syrie et la Jordanie, jusqu’en Egypte, avec mon ami Ramdane commandité pour sa marque Résistance. Mais quelque chose me gênait. &#8220;</span><span lang="FR"><strong>Vendu&#8221;, c’est l’histoire de mon entrée dans le monde de la pub pour me libérer de mes contraintes artistiques, d’une certaine manière l’affirmation de ma liberté d’artiste. &#8220;</strong></span><span lang="FR"><em>Puisque l’art est devenu un marché comme un autre alors autant le vendre comme un produit comme un autre&#8221;</em></span><span lang="FR">. Peut-on vraiment tout justifier avec une phrase pareille ? Préférer la pub parce que là au moins &#8220;le deal est honnête&#8221; ? Commencer à se dire que finalement faire des dessins ce n’est pas si mal que ça (les fameux Mickeys de la culture alternative sans guillemets) comme forme de résistance à la marchandisation de tout, au moment ou mes peintures commencent à vendre ? Peur du succès, dernières traces d’un engagement jamais renié ? Et s’il fallait chercher dans mon histoire des raisons à mes investissements ?</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"><em>&#8220;Les enfants de la société du spectacle&#8221;</em></span><span lang="FR"> c’est nous. Le jour où nous nous sommes tous fait avoir. Ou tout n’est pas devenu qu’un produit mais une banalité. Le jour où, peut-être, nous avons perdu notre capacité à nous émerveiller. Où l’on nous a fait croire que plus rien n’était possible et que tout avait déjà été fait. </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Dans leur livre &#8220;</span><span lang="FR"><em>Le mythe de la contre culture&#8221;</em></span><span lang="FR">, Heath et Potter expliquent que lors d’une expérience en Californie on avait réalisé que le port de l’uniforme chez les étudiants faisait nettement baisser le taux de délinquance juvénile. Et si nous nous mettions à porter des uniformes aujourd’hui pour affirmer notre différence ? Mais de quelle marque les uniformes ?</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Michel le Bayon, un ami de ma mère, dans &#8220;</span><span lang="FR"><em>Les enfants de la société du spectacle&#8221;</em></span><span lang="FR">, dit : &#8220;</span><span lang="FR"><em>Maryse a trempé avec les situationnistes… le refus des objets. C’est à dire : n’avoir besoin de rien ne veut pas dire que l’on n’ai pas envie de tout, de vivre tout je veux dire. Mais 30 ans après ? Mai 68, ça n’existe pas ! (en 2004)&#8221;.</em></span><span lang="FR"> Confus, peut-être, mais cela me paraît au contraire très clair. &#8220;</span><span lang="FR"><em>Comment se battre pour la structuration de la liberté quand on s’est battu toute sa vie pour la liberté&#8221;</em></span><span lang="FR"> ajoute un autre des amis de Maryse Gilles Audejean, directeur de cirque.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Je pense qu’il faut voir les enfants de la société du spectacle, malgré le son très mauvais parfois, et le montage approximatif, c’est un témoignage unique.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"><em>&#8220;L’homme ne s’exprime jamais mieux que dans ses contradictions les plus profondes&#8221;.</em></span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Il faut rester libre.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Je sais, je parle toujours de la même chose.</span></p>
<p class="TimesCxSpLast"><span lang="FR">Comment y échapper ?</span></p>
<p class="TimesCxSpLast">Rendez-vous jeudi ?</p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>New York Story</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/04/new-york-story/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 17:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[ 

Après trois semaines à New York, le soleil se lève enfin, bruits de sirènes et pignons fixes partout, la chaussée défoncée par l’hivers, la pluie, la neige, et le poids des véhicules. Des lignes de métros reconverties en jardins suspendus, la ville en dessous qui s’étouffe elle-même. Magasins, façades surchargées de signes, de publicités, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/velo1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-580" title="velo1" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/velo1.jpg" alt="" width="500" height="750" /></a> <!--StartFragment--></p>
<p class="TimesCxSpFirst">
<p class="TimesCxSpFirst"><span lang="FR">Après trois semaines à New York, le soleil se lève enfin, bruits de sirènes et pignons fixes partout, la chaussée défoncée par l’hivers, la pluie, la neige, et le poids des véhicules. Des lignes de métros reconverties en jardins suspendus, la ville en dessous qui s’étouffe elle-même. Magasins, façades surchargées de signes, de publicités, de textes qui enjoignent ou prohibent, avertissements sonores et interdictions en tout genre, le regard sollicité de partout et tout le temps. Faire attention là où on ne cherche rien à vous vendre, des périmètres entier à l’abandon, crise, danger. New York pourrait-elle connaître l’échec de Détroit ? Jamais nous dit-on. Nous sommes ici au centre de l’ancien nouveau monde, tout y est encore rapide, enjoué, sympathique. Et pourtant… Depuis le 11 septembre et la guerre d’Irak quelque chose a changé : la chine produit presque tous les biens de consommation courants et limite la dette, gigantesque comme ce pays et ceux que la marginalité confine à une histoire constamment en train de soi-disant se réinventer. L’archéologie de New York éclaire le monde du génie de ses déviances. Fanzines, musiques undergrounds, films tournées à l’arrache, ici on soigne ses anti-héros, on en parle et ainsi s’en protège. Quel homme obsédé n’est pas possédé par le démon est une question sacrilège au pays du marché libre. Ici chacun fait ce qu’il veut, même si ce vouloir est potentiellement plus destructeur que les règles qui le régissent. Alternatif ou mainstream, tout est bon du moment qu’il y a du fric à se faire, du sens à trouver, des légendes à créer. New York se nourrit de New York et continuera de se nourrir de sa propre histoire jusqu’à ce que l’histoire ne soit plus que du domaine du fantasme.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Nous n’en sommes pas loin.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">A peine arrivé je me suis trouvé au contact de tout. Soirée avec la famille Lenon, musiques et créativité, gens souriants et bien habillés, puis, quelques jours plus tard la scène punk, les skateboarders, et les musées. Touriste au pays ou toutes les rencontres sont possibles, même les plus incongrues. Plein de gens me connaissent ou connaissent mon travail. Comment est-ce arrivé ? Comment les réseaux se mélangent-ils, comment en vient-on à rencontrer dans la rue d’une ville de millions d’habitants des gens rapidement croisés dans d’autres villes, d’autres époques, d’autres temps ? Conserver le lien plus que tout, envers et contre tout.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Jessica me présente son mari, je lui fait ma demande en mariage.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Mon ex-femme nous reçoit froidement à Brooklyn, obsédée par sa montre, et, semble-t-il, son incompréhension totale de la raison de notre rencontre. « Que sont les amis s’ils ne sont les gardiens de l’âme de ceux qu’ils aiment », m’avait-elle dit. Et puis les années ont passé.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">J’achète un vélo, slalome entre les voitures, dérape, glisse, suit Jessica, ma magnifique Jessica. Notre chambre à New York à un croisement de rue, juste à côté de l’armurerie, juste là ou après le 11 septembre les immeubles étaient recouverts d’avis de recherche, « comme un papier peint mortuaire », nous dit notre propriétaire.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Il fait chaud, beau, j’adore le corps de Jessica au soleil, les ballades à central park, les hamburgers et les œufs over easy avec l’incontournable bacon, les cafés Grumpy, avec la crème, et les sachets de thés qui infusent dans leurs gobelets, meilleurs que partout ailleurs.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Nous travaillons un peu, chacun de notre côté, toujours ensemble, soudés contre la souffrance du monde, tous ces gens malheureux, ces gens qui prétendent et font semblant en attendant et souhaitant de tout leur être un meilleur, tout à emporter, consommer, et jeter ensuite.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Les ours blancs du zoo qui nagent sur le dos, la patte folle, puis se retournent, et recommencent inlassablement, apprivoisés et dangereux.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">R. mon ami et sa famille nombreuse, devenu riche, aisé, connu, qui travaille comme d’autres respirent, inlassablement. Retenir mon souffle, réfléchir, me poser. Ne pas vivre une vie stupide ou certaines rencontres, très simples, ne sont plus possibles. Une vie ou l’intérêt devient le seul guide d’une vie destinée à la famille, la réussite, et le bonheur.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">G., l’ami réalisateur de Jessica, est là, obsédé lui aussi par ses démons. Il m’impressionne beaucoup avec sa faculté à ne se concentrer que sur une seule chose et faire disparaître tout le reste autour de lui. Signe du génie qui ploie tout ce qui le jouxte à ses désirs, sans même le réaliser. Victime aussi des tourments de la vie.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Je me pose des questions, tout sourire, gentil, concentré aussi mais plus discret, un bras tatoué en noir que j’avais presque oublié tant l’hiver le cachait aux yeux de proches qui, de toute manière me connaissent plus comme ami que comme phénomène.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Artiste, quel métier bizarre, les galeries étouffantes comme le marché qui les supporte, ou qu’elles supportent. Toutes ces œuvres, tous ces prix, le réseau encore qu’il faut pénétrer coûte que coûte, si l’on veut, comme dit Jessica, « assurer sa retraite ».</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Créer comme on respire, créer parce que créer c’est vivre, et le marché la mort de tout. J’ai essayé, je déteste.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">A quarante ans on ne slalome plus entre les voitures comme avant… Enfin… On a un vélo plus cher, c’est tout. Peut-on changer (le monde), je ne crois pas, évoluer. C’est déjà énorme.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Jocko, un autre ami, qui peut-être comme moi, se sent un peu « Stuck in the underground » (le mot est de Jessica), ou « in between the art scene and the underground », ce qui revient à peu de choses près au même. </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">New York, Paris, Beijing. Envie de voir autre chose.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Et cette question obsédante qui clos presque tous mes textes depuis des années.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Mais quoi ?</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR">Le ventre de Jessica s’arrondir ?</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle" align="right"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle" align="right"><span lang="FR">A New York, le 27 avril 2011.</span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> </span></p>
<p class="TimesCxSpMiddle"><span lang="FR"> <a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/deadpans-very-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-581" title="deadpans-very-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/deadpans-very-light.jpg" alt="" width="500" height="707" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Et toujours</p>
<p style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">Vendu</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">Collaborations et autres travaux commerciaux</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Avec le soutien de Vin et Culture.fr et lejoker.fr</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Du 1er au 15 mai 2011</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;"> Galerie M.H. Karst</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>30, rue de Malte. 75011 Paris</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">Pour en savoir plus voir les pages suivantes</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">artusdelavilleon@hotmail.com</p>
<p></span></p>
<p class="TimesCxSpLast" style="text-align: center;"><span lang="FR"> </span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
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		<title>New York Tabloïd</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 05:39:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[
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Et toujours


Vendu
Collaborations et autres travaux commerciaux
Avec le soutien de Vin et Culture.fr et lejoker.fr
Du 1er au 30 avril 2011-03-19 Galerie M.H. Karst
30, rue de Malte. 75011 Paris

Pour en savoir plus voir page suivante
artusdelavilleon@hotmail.com
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def.jpg"></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-565" title="a-print-coul-nb-tabloid-def2" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def2.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-566" title="a-print-coul-nb-tabloid-def3" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def3.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-567" title="a-print-coul-nb-tabloid-def4" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def4.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-568" title="a-print-coul-nb-tabloid-def5" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def5.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-569" title="a-print-coul-nb-tabloid-def6" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def6.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def7.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-570" title="a-print-coul-nb-tabloid-def7" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def7.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def8.jpg"></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-571" title="a-print-coul-nb-tabloid-def8" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def8.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def9.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-572" title="a-print-coul-nb-tabloid-def9" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def9.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-573" title="a-print-coul-nb-tabloid-def10" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def10.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-574" title="a-print-coul-nb-tabloid-def12" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def12.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-575" title="a-print-coul-nb-tabloid-def13" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def13.jpg" alt="" width="500" height="386" /></a><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-576" title="a-print-coul-nb-tabloid-def14" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/a-print-coul-nb-tabloid-def14.jpg" alt="" width="500" height="773" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">______________________</span></p>
<p style="text-align: center;">Et toujours</p>
<p style="text-align: center;">
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<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Vendu</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">Collaborations et autres travaux commerciaux</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Avec le soutien de Vin et Culture.fr et lejoker.fr</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Du 1er au 30 avril 2011-03-19 Galerie M.H. Karst</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>30, rue de Malte. 75011 Paris</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">Pour en savoir plus voir page suivante</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">artusdelavilleon@hotmail.com</p>
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		<title>Vendu !</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 06:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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Vendu
Collaborations et autres travaux commerciaux
Vernissage Jeudi 31 mars de 18h à 22h
Avec le soutien de Vin et Culture.fr et lejoker.fr
Du 1er au 30 avril 2011-03-19 Galerie M.H. Karst
30, rue de Malte. 75011 Paris



« In Heaven Everything is fine You got your good thing And I&#8217;ve got mine. »
In Heaven, The Pixies

« It is better to have a life than [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vendu-carton-neg-def-ii.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-555" title="vendu-carton-neg-def-ii" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/vendu-carton-neg-def-ii.jpg" alt="" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">Vendu</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Collaborations et autres travaux commerciaux</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Vernissage Jeudi 31 mars de 18h à 22h</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Avec le soutien de Vin et Culture.fr et lejoker.fr</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Du 1er au 30 avril 2011-03-19 Galerie M.H. Karst</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong>30, rue de Malte. 75011 Paris</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><em></em><span style="font-size: 13.2px;"><em><span style="color: #ff0000;">« In Heaven Everything is fine You got your good thing And I&#8217;ve got mine. »</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.2px;"><em></em></span><span style="font-size: 13.2px;">In Heaven, The Pixies</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><em>« It is better to have a life than to have a plan ».</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><em></em></span><span style="font-size: 13.2px;">Une série sur M6 dans les années 90.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><em>« Trouvez quelqu’un qui enfreint une règle quelconque et vous aurez un potentiel marketing ».</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;"><em></em></span><span style="font-size: 13.2px;">Heath et Potter. Révolte consommée.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Tenir coûte que coûte. Résister aux galeries aux accrochages stériles et sans aucune générosité, au marché de l&#8217;art, ne pas se compromettre, refuser de faire partie de l&#8217;art contemporain&#8230; Dans l&#8217;un de mes carnets j&#8217;ai noté « la publicité me permet de rester libre », c&#8217;est une phrase étrange.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Mais de quoi parlais-je au juste ? De l’institutionnalisation inévitable de l’art, ou de la liberté dont ce terme ne me semble plus investi puisque tout y est codifié, mercantilisé, et banalisé à l’extrême, à coup de foires, de nuits blanches, de spectacles aussi inutiles que le peu de remises en questions qu’il génèrent.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Tout me paraît tellement « produit », que l’envie même de créer est en train de me quitter.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Quand j&#8217;étais jeune, après avoir, relu, et lu à nouveau les écrits de Malevitch, pour comprendre son carré blanc sur fond blanc, j&#8217;ai été très touché par ce ton exalté qu&#8217;il employait, cette poésie que j&#8217;ai aussi retrouvé dans les premiers textes de Guy Debord, et je me suis dit que l&#8217;un comme l&#8217;autre avaient touché cette vérité profonde qui permet la traversée du miroir, la vérité de l&#8217;avant garde ou du révolutionnaire qui refuse de ce soumettre au système (« cette nouvelle notion du marketting moderne »). Je me suis aussi intéressé aux Dada et commencé à comprendre à quel point Marcel Duchamp (qui n&#8217;en faisait pas vraiment partie), avec son urinoir, avait profondément perverti la notion d&#8217;art. J&#8217;avais 20 ans, et moi aussi je voulais faire ma révolution. Je disais que je voulais être riche et célèbre, comme une provocation qui n&#8217;en étais pas vraiment une puisque déjà je faisais partie de cette génération désenchantée (dite « grunge ») à qui on commençait à vendre une fortune sa propre rébellion. L&#8217;idée venait de laisser place au concept qui lui-même permettait de penser que sans évidence aucune vérité ne pourrait plus jamais être comprise comme telle. Dérision et provocation s&#8217;apparentaient dorénavant au spectacle, et à rien d&#8217;autre.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Comment toucher les foules sans devenir riche et célèbre. Comment exister sans le regard des autres. Comment vendre sans se vendre soi-même en tant que produit ? En bon « flower punk » (© Jalouse magazine), je refusais MTV, mais ne pouvais m&#8217;empêcher de regarder fasciné « Culture pub », à la télé le soir.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>A presque quarante ans, je continue de rêver de changer les choses, de les changer profondément, mais je n&#8217;arrive plus à savoir comment, dans un milieu ou tout ce qui est permi, ne l&#8217;est que pour mieux être « récupéré » par une société, dans laquelle rien n&#8217;existe sans ce qui le justifie.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Plus personne aujourd&#8217;hui ne semble vouloir rompre avec l&#8217;histoire, ni même la changer. Tout le monde veut faire partie de&#8230; et de&#8230;, et non plus contester juste pour le plaisir de contester (et aussi parce que vivre c’est tout essayer). S&#8217;il y a en moi de l&#8217;anarchiste, alors celui-là s’apparente plus au <em>Banquier anarchiste</em> de Pessoa qu&#8217;avec un <em>Martin Eden</em> qui pousse son intelligence jusqu&#8217;au suicide, ou au <em>Voleur</em> de Georges Darien qui fait un sale métier « mais a au moins l’excuse de le faire salement ».</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Il n&#8217;y a plus de moyens, juste des buts, des objectifs à atteindre, des cibles à analyser. « S’identifier à » importe plus que résister ou imaginer qu’il existe encore un autre possible. Car finalement les révolutions ne mènent qu’à un renversement des valeurs et des fortunes, ou un retour dans le rang de la mondialisation souveraine. Mettre un nom sur les choses, et par la même se les approprier, semble bien plus facile que créer dans un monde ou tout à déjà été dit fait et pensé. Mais est-on bien certain, suis-je bien certain, que cette voie soit aussi définitive que ce(ux) qu’elle permet d’exclure ?</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Je crois que le mieux – à l’opposé du moins bien - ne m’intéresse pas si le système qui le porte est pourri de l’intérieur et sent la pisse fondatrice.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Ici et là on voit la révolte pondre, les modèles du passé ont fait leur temps nous dit-on sans savoir par quoi les remplacer.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Dans <em>Le mythe de la contre culture</em> Heath et Potter citent David Brooks : « Les bourgeois privilégiaient le matérialisme, l’ordre, l’autodicipline et la productivité. Les bohèmes célébraient la créativité, la rébellion, la nouveauté, l’expression de soi, l’anti-matérialisme et l’expérience directe (<em>Bobos in paradise</em>) » avant de conclure : « A présent demandez-vous lequel de ces deux groupes reflète le plus l’esprit du capitalisme contemporain. ». Et si se rebeller aujourd’hui voulait dire entrer dans la norme ? Et la déplacer ?</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>« Montrez moi un révolutionnaire qui ne pense pas médias, et je vous montrerais de l&#8217;art véritable ». Je crois qu’il existe d’autres chemins, et que ceux-ci se situent <em>entre</em>. Que le monde ne commencera a changer que lorsqu’on admettra que le chemin compte autant que la voie qu’il ouvre. Et surtout qu&#8217;il n’y a pas de vérité immuable (ou objective) qui tienne car la vérité est toujours subjective. Puisqu&#8217;elle appartient à tous et pas seulement à l’élite de ceux qui savent. D’un côté comme de l’autre.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Quand je vends mes dessins dans la pub, il n&#8217;y a aucune ambiguïté, ce que je vends est un produit qui correspond à des besoins identifiés, ou développés comme tels, ce n’est pas juste du cynisme. « Puisque l&#8217;art est devenu un bien de consommation comme un autre autant le montrer comme un produit comme un autre » ais-je déclaré récemment, je parlais ici de l’art commercial.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Mais est-on bien certain qu’il ne reste que celui-là ?</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Et que la marginalisation est la seule réponse à porter à des questionnements qui, comme tout le reste, n’ont rien de bien nouveau.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Le bonheur est désespérément politique.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Artus de Lavilléon, Lundi 14 mars 2011, Paris.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;">Et aussi </span><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Cadavres exquis</span></span><span style="color: #ff0000;">&#8230; Voir page suivante.</span></p>
<p class="MsoNormal">
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/03/vendu/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Cadavres exquis</title>
		<link>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/03/cadavres-exquis/</link>
		<comments>http://www.artusdelavilleon.com/blog/2011/03/cadavres-exquis/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 20:38:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artus</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.artusdelavilleon.com/blog/?p=552</guid>
		<description><![CDATA[ 
Dessins Exquis
56 artistes pour un cadavre exquis de 100m de long
Du 24 mars au 4 avril
vernissage public le 24 mars de 14h à 19h
40 rue de Richelieu
75001 Paris, France
du lundi au samedi de 14h à 19h
 
Extrait du dossier de presse :
 
« À l’occasion de la semaine du dessin à Paris, Slick vous convie à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/cadavre-light.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-551" title="cadavre-light" src="http://www.artusdelavilleon.com/blog/wp-content/uploads/cadavre-light.jpg" alt="" /></a> <!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Dessins Exquis</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">56 artistes pour un cadavre exquis de 100m de long</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Du 24 mars au 4 avril</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>vernissage public le 24 mars de 14h à 19h</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>40 rue de Richelieu</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>75001 Paris, France</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>du lundi au samedi de 14h à 19h</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;">Extrait du dossier de presse :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>« À l’occasion de la semaine du dessin à Paris, Slick vous convie à l’exposition <em>Dessins Exquis. </em></span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span> </span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span>Une cinquantaine d’artistes, de renommée internationale ou émergents, est invitée à réaliser le plus grand cadavre exquis au monde (1,5m de haut x 100m de long). </span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il sera exposé sur les deux étages de hôtel particulier situé 40, rue de Richelieu du 24 mars au 4 avril.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Chacun des artistes, selon la temporalité qui lui est propre, aura dessiné une partie du gigantesque cadavre exquis sur rouleaux de papier Canson, à l’occasion d’un workshop.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le vernissage sera l’occasion de déployer les rouleaux pour découvrir ce récit collaboratif dessiné à plus de 100 mains ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Commissaire d’expo : Laurent Boudier</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Organisation : Johan Tamer-Morael</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;">Liste des 56 artistes :</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span>Jean-Michel Alberola (galerie Daniel Templon)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Aurélia Alcaïs (galerie Sit Down)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Adeline André</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Jean-Luc André (galerie Lara Vincy)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Farah Atassi (galerie Xippas)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Emilie Benoist (School Gallery)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elvire Bonduelle (galerie Isabelle Gounod)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Rebecca Bournigault (galerie Frédéric Giroux)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Vincent Bizen (galerie Traffic)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cyprien Chabert (Fat Galerie)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mathieu Cherkit (galerie Jean Brolly)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Gaëlle Chotard (galerie Claudine Papillon)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Sylvain Ciavaldini (galerie Porte Avion)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Sheila Concari (galerie Dix9)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Valérie Dantas Mota (JTM gallery)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Etienne de Fleurieu (JTM gallery)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000;">Artus de Lavilléon (galerie Patricia Dorfmann) Merci Patricia !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Nathalie Elemento (galerie Fournier)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Philippe Favier (galerie Guy Barchi)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Iris Fossier (galerie Isabelle Gounod)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Gerard Fromanger (galerie Claude Samuel)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elika Hedayat (galerie Aline Vidal)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Fabrice Hyber (galerie Jérôme de Noirmont)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Marine Joatton (galerie Vidal-Saint Phalle)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Christine Jean (galerie Area)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Chloé Julien (galerie Isabelle Suret)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Barbara Kimmel (galerie Octobre)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Kosta Kulundzic (galerie Magda Danysz)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Julien Langerdorff (Fat Galerie)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mathilde Lavenne (Backslash Gallery)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Iris Levasseur (galerie Odile Ouizeman)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Benjamin Levesque (galerie Area)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Guillaume Liffran (John Tevis Gallery)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>José Levy (galerie Emmanuel Perrotin)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Frederic Loutz (galerie Claudine Papillon)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Alizé Meurisse (galerie Nuke)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pierre Mabille (galerie Fournier)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Fabien Merelle (galerie Jeanroch Dard)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Zwy Milshtein (galerie Area)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Marlène Mocquet (galerie Alain Gutharc)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Stéphanie Nava</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Eva Nielsen (galerie Dominique Fiat)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Bertrand Planes (New Galerie &amp; JTM gal)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Julie Polidoro (galerie Odile Ouizeman)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Joan Rabascall (galerie 1900/2000)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Florence Reymond (galerie Odile Ouizeman)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Philippe Richard (galerie Bernard Jordan)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Lionel Sabatté (galerie Patricia Dorfmann)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>David Scher (galerie Jean Brolly)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Alberto Sorbelli (Saffir, galerie nomade)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Peter Soriano (galerie Fournier)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Timothée Talard (galerie Gourvennec Ogor)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Natalia Taravkova (galerie Zeitgeist)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Agnès Thurnauer (galerie de France)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Barthélémy Toguo (galerie Lelong)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Jérôme Zonder (galerie Eva Hober)</span></p>
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